
On en a déjà parlé souvent ici, la question de la valeur est centrale dans le métier de la fusion acquisition puis qu'outre les questions de pertinence stratégique, d'accord humain, le "combien ça vaut" est le principal sujet de négociation en vue d'une transaction.
Oui mais!
Depuis début 2008, ou peut être depuis 5, 10 ans, ou plus? les marchés sur lesquels se traitent les actifs sont devenus fous. Comment savoir combien vaut une entreprise quand le prix effectif de transaction des matières premières voit le pétrole oscille entre 150 et 35$ ou quand les valeurs boursières qui avaient monté violemment de 2002 à 2007 semblent divisées par 2 depuis 12 mois.
Le plus spectaculaire est dans le graphique, apparemment issu du bureau d'analyse de JP.Morgan et qui circule depuis quelques jours sur Internet, qui montre l'évolution de la valeur boursière des grandes banques internationales.

Notre conclusion est multiple :
1° Quand la compta ne montre pas de manière crédible ( image fidèle) la réalité économique de l'entreprise, elle perd de la valeur.
2° La valeur de l'entreprise, du point de vue d'un acquéreur, ne peut être fondée que sur un track record de rentabilité, soutenu par un business plan crédible.
3° Il n'y a pas Une méthode de valorisation mais plusieurs qui permettent de réduire l'incertitude, pas de définir une vérité.
4° La valorisatio à un instant T ne fait pas forécement crédit à l'entreprise ; tout ce qui pousse au développement de la valeur apparente à CT peut se retourner contre son auteur.
Sur le plan opérationnel, nous sommes de plus en plus de fervents défensuers des mécanismes quipermettent d'associer sur plusieurs années l'acquéreur et le cédant : cession partielle puis sortie complète au bout de 2 ou 3 ans, earn out fondé sur un indicateur clair (MB, REX).