Le site Fusacq vient de mettre en ligne une étude récente sur le profil des repreneurs et la réalité des entreprises mises en vente par le biais d’une petite annonce sur le site.
Cette étude nous semble très pertinente, car, portant sur plus de 1000 PME à vendre, elle définit bien la réalité statistique de l'offre de transactions sur PME, par opposition à l’image déformée que les médias et certains acteurs public ou para-publics véhiculent souvent de ce marché.
Quelques points saillants :
— Sur les 1087 entreprises aujourd’hui à vendre sur Fusacq, 93,5% ont un Chiffre d’Affaires inférieur à 5 M€, et 56% ont un CA < 1 M€. 82% ont moins de 20 salariés.
Outre le fait Fusacq s’est effectivement positionné avec succès comme le véritable site de référence pour la vente de PME/TPE (les grandes entreprises sont rarement vendues par petites annonces...), cela montre bien que l’essentiel des entreprises à vendre sont en réalité des TPE, reposant souvent sur les épaules d’un seul homme.
Message explicite pour nos clients acheteurs : pour maximiser les chances de succès d’un projet de reprise, il ne faut surtout pas exclure les petites entreprises ; elles constituent, de très loin, le terrain de chasse le plus giboyeux. Amis chasseurs, pour ne pas rentrer bredouille, il vaut mieux chasser le lapin que le grand éléphant blanc! Il y a plus de TPE/PME que de grandes entreprises cotées....
— Le chiffre de 1087 entreprises à vendre en juin 2007 est en lui-même intéressant. Il corrobore, d’une certaine manière, notre propre estimation empirique de la taille du marché des transactions sur PME (ie, valorisation inférieure à 10 M€), soit de 1000 à 1500 transactions conseillées, par an. Loin des 500.000 entreprises à vendre dans les 10 ans, dont certains Pouvoirs publics et médias se font souvent l’écho. En clair , il faudraot retirer de ce chiffre les transmissions internes ou familiales, et la multitude d‘artisans ou de commerce de détail qui sont souvent, eux aussi, en société (SARL, SA, …) et viennent donc, en quelque sorte, fausser la statistique.
— 66% des repreneurs personnes physiques ont entre 35 et 50 ans. L’age de la croissance externe, en quelque sorte.
Nous retrouvons la même génération parmi nos clients patrons de PME, en phase d’acquisitions.
L’un de nos paris, lors de la création de Montety Féral & Cie fut de nous positionner comme "conseils de l'entrepreneur acheteur", précisément par proximité générationnelle. Nous nous sentons plus proches des acheteurs de 40/50 ans que des vendeurs, qui ont, souvent, près de l’age de la retraite… Nous notons d’ailleurs que nos confrères, conseils des vendeurs, sont souvent nos aînés de 10 à 15 ans.

