
En quatre mois, de mars à juillet 2010, Montety Féral & Cie a finalisé pour ses clients 5 transactions sur des PME (2 cessions, 3 acquisitions), dans des secteurs aussi variés que le service informatique, la véranda, les relations presse, le stockage de vins ou la video surveillance automatisée…
Cette accélération, après le coup de froid de 2009, montre que depuis le début de l’année les chefs d’entreprises ont à nouveau eu envie de finaliser des opérations :
- les acheteurs, moins inquiets sur leur trésorerie courante ont repris leurs projets d'accélération de développement de leurs entreprises au travers d'acquisitions de clientèles, de savoir-faire, de compétences ; ils ont "sorti le nez du guidon" pour identifier ces opportunités, et les mener à bien.
- les vendeurs ont intégré que la vente d’une entreprise pouvait parfaitement s'organiser même dans un creux de marché, notamment grâce aux méthodes de complément de prix ;
- plus impressionnant encore, les banquiers sont de retour, pourvu que les business plans soient crédibles et les ratios d’endettement raisonnables, ils sont plutôt très ouverts :-)
Ce que nous avons noté, notamment depuis le début de la Grande Crise… il y a deux ans :
Il n’y a pas de croissance externe sans volonté forte de développer l’entreprise acquise, sans compréhension intime que l’acquisition n’a de sens que parce qu‘elle va transformer profondément, stratégiquement, l'entreprise acheteuse.
Au delà des entreprises achetées en difficultés, il faut savoir payer, éventuellement cher, une entreprise qu’on va développer et qui va contribuer significativement au développement de l'entreprise acheteuse.
Et ce pour une raison simple : si vous ne croyez pas au potentiel que vous apportez à l'entreprise que vous achetez, ne l’achetez pas ; si vous ne croyez pas que l'entreprise cible va changer radicalement la «valeur» de votre propre entreprise, ne l'achetez pas :-)
Et n’oubliez pas que si le vendeur n’est pas intéressé par votre offre, il en aura sans doute d’autres...
Pour les vendeurs, soyez conscients que votre entreprise n’a de valeur qu’en fonction de 3 paramètres : le montant de la dette que la banque acceptera de mettre en place sur la base de vos comptes, les fonds propres que votre acquéreur mettra sur la table en fonction de la rentabilité qu’il en espèrera PAR RAPPORT A D’AUTRES INVESTISSEMENTS de risque équivalents, et enfin le désir :-)